Tours, été 2019. Je retrouve avec impatience cette ville qui m’a vue grandir. Il n’y a pas à dire, la cité est belle, posée majestueusement sur les bords de la Loire. Le fleuve n’a rien à voir avec la folle grandeur de son lointain cousin Saint-Laurent, certes… mais les proportions en sont juste ce qu’il faut d’harmonies qui s’accordent avec l’atmosphère du « jardin de la France ». Le quartier Renaissance et sa place Plum’, la cathédrale et ses rues avoisinantes flirtant entre amphithéâtre gallo-romain et architecture médiévale, son lycée Descartes à l’architecture typique des établissements scolaires napoléoniens… la pierre de tuffeau, crayeuse et souvent rongée, qui s’accommode si bien avec les ardoises d’un bleu d’encre…

Si je suis aussi impatiente, c’est également parce que je ne cesse d’entendre parler d’une exposition qui ne laisse pas indifférente, toute de verre et de transparence : Lumières célestes, par l’artiste Marcoville. Elle se tient dans la basilique Saint-Julien, en haut de la rue Nationale, à quelques encablures de la Loire.

Le choc esthétique va au-delà de l’attente générée par les rumeurs et les articles parcourus (par exemple, ici, ici ou ici). L’exposition est exceptionnelle, présentant la vision que l’artiste se fait du paradis. Du verre au milieu de l’église (et non comme traditionnellement, de côté, sur les vitraux) et qui compose les sculptures de 600 angelots, 30 000 poissons, une cinquantaine de vierges à l’enfant, une forêt luxuriante. Plus de 10 ans de travail, 3 semaines d’installation par une équipe d’une quinzaine de personnes.

Il y a bien sûr une démesure, qui crée une part de l’émotion que suscite l’exposition auprès des nombreux visiteurs (jusqu’à 2000 par jour…). L’ensemble est saisissant, jouant des lumières qui traversent l’église – ce sera d’ailleurs mon regret : ne pas pouvoir revenir visiter l’exposition à différentes heures, lorsque le soleil éclaire différemment l’édifice, créant vraisemblablement des jeux d’ombre et de reflet des couleurs des vitraux uniques…

L’expo reste en place jusqu’au 22 septembre. À ne pas rater pour ceux qui peuvent s’y rendre… et mon rêve du moment : faire venir l’expo au Québec…

31 juillet 2019

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