En quelques jours, Montréal a basculé en mode coronaviral. Tout est allé très vite.

La ville n’est plus la même. C’est particulièrement visible sur les lieux achalandés, qui se font beaucoup plus calmes. Le marché Jean-Talon était impressionnamment désert à sa fermeture … C’est aussi le cas des rues, où le trafic auto est des plus réduits. Occasion de se réapproprier cet espace pour des jeux en famille, par exemple… Cette situation est un séisme pour les petits commerces, les entrepreneurs, les travailleurs autonomes, spécialement du monde de la culture.

Les consignes de la mal-nommée « distanciation sociale » sont plutôt bien accueillies et suivies… Mal-nommée ? oui, car c’est la distanciation physique qui est demandée. Les activités sociales ne sont pas interdites, même si elles s’exercent bien sûr sous d’autres modalités. Apéro virtuels, concerts de balcons, cabanes à sucre en ligne… sans compter les diffusions de films, documentaires, l’accès à des ouvrages numériques par de nombreuses plateformes : les propositions ne manquent pas – spécialement pour ceux qui ont accès à l’Internet.

C’est l’un des enjeux de cette période inédite : maintenir les liens sociaux à distance d’au moins 2 mètres (consigne actuelle au Québec). Maintenir également la solidarité qui doit se réorganiser, à destination des plus précaires et des plus âgés.

Quelques aspects de ce Montréal coronaviral dans cette première série photographique.

23 mars 2020

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